WYLAC?

"Holà, messire, bandons ce préservatif!"; cet excellent conseil n'aura certainement pas la même portée suivant qu'il s'envole de la bouche de Miss France ou de celle du ministre de la santé.

De cette simple constatation est née l'idée de WYLAC?, l'acronyme de "Would You Like A Condom?", l'idée d'inciter à un port systématique du préservatif en l'associant non pas à la menace de la maladie mais au sexe et à l'amour; non pas au risque d'attraper le sida mais à la certitude qu'on va s'envoyer en l'air.

Même si les deux objets peuvent sauver la vie, on ne peut pas communiquer sur la capote comme on le fait pour la ceinture de sécurité. La menace ne suffit pas. Le contexte est beaucoup plus vaste, profond, délicat, et l'envie de baiser est un sentiment tellement fort qu'il neutralise généralement la peur de la mort. On ne peut que constater que ce sont deux sentiments antinomiques même s'ils ne sont pas contradictoires.

Une autre idée de WYLAC? est aussi de mettre en avant un mode opératoire different de l'image d'épinal de l'ado inexpérimenté et pourri de honte tournant le dos pour enfiler maladroitement son préservatif. Pourquoi ne pas confier plutôt cette tache à celui ou celle qui va accueillir le magnifique sexe élégamment capoté? Il ou elle est généralement moins fébrile, plus maître de ses gestes que l'étalon en érection qui ne rêve que pénétration et le plus vite sera le mieux. Il peut y avoir dans ce préambule de la fantaisie, de la découverte, de la complicité, comme une "mise en bouche" avant le festin. 

Par contre, là où la métaphore auto-routière est interressante, c'est dans l'idée de faire porter le message WYLAC? par des personnages connus, notoires, des acteurs, actrices, porno ou pas, des chanteurs, rapeurs, bref, des gens dont la voix fait autorité, à l'image du superbe Karl Lagerfeld dans son jubilatoire gilet jaune fluo...Auraient-ils le courage de le faire, d'associer leur image à quelque chose d'aussi "sale"? Ils réussiraient pourtant certainement à le rendre propre.

Un autre point est aussi au menu de l'idée WYLAC?: le prix. C'est beaucoup trop cher! Il faudrait qu'on puisse offrir un an de préservatifs à un copain ou une copine pour 20€, pas 200! Et pourquoi pas les rembourser? On le fait bien pour les vaccins, et la capote préserve aussi de quantité de saloperies comme le papillomavirus! Sans doute nos élus sont-ils trop pollués dans leur réflexion par le bagage judéo-chrétien qui se rattache au sexe pour ne pas voir en priorité l'aspect médical du contexte.

Alors, damoiseaux, damoiselles,

Vendons, bandons ce présevatif !

 

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